Un air de Dolce Vita, de Joëlle Loeuille

« Participer à un voyage organisé à Rome. Super! Par le club du troisième âge. Même pas en rêve !

Sauf que Violette, 26 ans, n’a pas le choix : elle vient d’être enrôlée en tant qu’accompagnatrice. Même chose pour Madeleine, tout juste 65 ans, inscrite de force par son fils.

Résultat, voilà les deux femmes dans un avion à destination de la capitale italienne. La perspective de passer une semaine avec des « vieux », qu’elles détestent avant même de les connaître, est un véritable cauchemar. Pourtant, Violette a bien besoin d’un peu de changement dans une vie monotone, réglée comme du papier à musique. Quant à Madeleine, elle s’enfonce progressivement dans la solitude depuis la mort de son mari.

Il y a bien longtemps que ces deux femmes ne croient plus au vrai bonheur. Mais, d’aventures en aventures, la Ville éternelle va leur montrer que l’on a tous la possibilité d’un nouveau départ… On a tous besoin d’un petit coup de pouce du destin ! »

Hello mes petits capricieux ! J’espère que vous allez bien en ce milieu de semaine, et que les nouvelles annonces du gouvernement ne vous donnent pas trop de tracas !?

Je vais essayer de vous changer un peu les idées, en vous parlant du dernier livre qu’Eric Poupet a eu la gentillesse de m’envoyer la semaine dernière.

Je dois dire, que lorsqu’Eric m’a envoyé le nouveau programme des livres à paraître, celui-ci m’a tout de suite attiré, de part son titre ; « Un air de Dolce Vita ».

Ben oui ! Moi qui suis vraiment fan de l’Italie, et qui ai eu la chance de pouvoir y aller à plusieurs reprises, ce livre était fait pour moi !

Les seuls mots de la première page m’ont captivé. La chanson de Dany Brillant ; « dans les rues de Rome », a ravivé mes souvenirs de mes visites en Italie ; Florence, Naples, Capri, Amalfi, et notamment de mes merveilleuses balades dans la sublime ville de Rome, que j’aime appeler la ville aux fontaines. Oui, oui, je sais, Rome est surnommée la ville éternelle ! Mais, à chaque fois que je me baladais dans ses rues, je découvrais de magnifiques fontaines un peu partout.

Cela m’a immédiatement replongé dans ce pays que j’aime tant visiter.

Je vous laisse découvrir mes impressions sur ce livre ; léger, marrant, mignon, et qui fait voyager.

Mes impressions sur l’histoire, les personnages et mes anecdotes de voyage

Le premier chapitre, qui se passe dans une maternité, m’a fait sourire, car cela m’a fait penser au jour où ma nièce est née, et a toutes les interrogations et les peurs de ma sœur, mais aussi les miennes, car je savais que j’allais également très souvent m’en occuper.

Violette est une fille, qui de prime abord a l’air dur, pas sympathique et associable. On le voit lorsqu’elle travaille à l’hôpital, où elle est assez autoritaire, crainte, mais également très respectée de ses collègues. Son père s’étant blessé, sa sœur doit s’occuper de lui, et ne peut donc pas accompagner le club durant le voyage à Rome, elle demande alors à sa Violette de la remplacer. Au fur et à mesure du voyage, on comprendra pourquoi elle s’est forgé ce caractère, et on découvrira une femme marrante, libre, sportive, qui n’a peur de pas grand chose, avec un grand cœur, et qui est toujours là pour aider les autres.

Le moment où Violette parle de son enfance, et de ce qui lui a donné envie d’être puéricultrice m’a vraiment touché. C’était émouvant, et j’avais l’impression de faire partie de sa vie. À ce moment-là, on ne sait pas encore vraiment tout ce qui s’est passé dans son enfance pour qu’elle oublie tout l’amour qu’elle avait pour son père et pour l’asinerie familiale.

Madeleine est une femme d’une soixantaine d’années, veuve, et tout juste retraitée. Elle a du mal à s’ouvrir aux autres, est casanière, et a l’impression que, sans son mari, elle n’est rien, et ne sait pas quoi faire sans lui. Toute sa vie, elle a été dans l’ombre de son mari, et ça lui allait très bien, jusqu’au jour où son fils va lui offrir un voyage à Rome avec, ce qu’on peut appeler, le « club du troisième âge ». Au départ, elle se dit qu’elle n’a rien à faire avec eux, qu’elle est encore jeune et vive d’esprit. Mais elle va vite se rendre compte que peu importe l’âge, il est toujours possible de vivre l’aventure, de faire de nouvelles rencontres, de se redécouvrir, et comme le dit si bien l’autrice, « que l’on a tous la possibilité d’un nouveau départ ».

La lettre que Madeleine écrit à son fils après avoir découvert le cadeau qu’il lui a fait m’a faite mourir de rire. Elle était simplement hilarante mais tellement juste. Non pas que je me considère comme une femme de 60 ans dans ma tête, ou même dans mon corps haha, mais j’ai trouvé les mots de cette lettre très justes et réalistes. Et je ne vous en dirai pas plus, car je préfère que vous la découvriez par vous-même.

La façon dont Madeleine décrit les hôtesses, qui servent le café soluble comme si c’était la cérémonie du thé, m’a fait bien rire, car il est vrai que dans les avions, courts comme longs courriers, on a toujours l’impression que ce qu’ils vont nous servir est digne d’un palace, alors qu’il n’en est rien. En tout cas, pas en classe éco haha !

J’aime beaucoup les chapitres où l’on retrouve les lettres de Madeleine à son fils. C’est un peu comme si un membre de notre famille ; notre maman, ou notre mamie, nous racontait son voyage, ce qui permet de nous sentir proches d’elle.

Les lettres de Madeleine sont vraiment touchantes, mais également marrantes. C’est vraiment un personnage que j’affectionne, car elle a l’air d’avoir vécu tellement de choses, et en même temps, pas tant que ça. Je sais que ça peut paraître paradoxal, mais la vie qu’elle a eue avec son mari, et qui, d’après ce qu’on peut lire, aimait éperdument, a fait qu’elle ne pouvait pas être elle-même à 100%. Et j’éprouve de l’affection pour ce personnage qui ne demande qu’à être connu, à s’exprimer, et déployer ses ailes afin de vivre l’aventure qu’elle a eu l’air de connaître durant sa jeunesse. Et qui, finalement, sans qu’elle ne se l’avoue, en tout cas au début de l’histoire, lui avait manqué.

Je trouve ça vraiment génial que son fils lui ai payé ce voyage. On ne s’occupe pas forcément assez du bien-être de nos parents. On pense, que parce qu’ils sont adultes, ils n’ont pas besoin de nous pour vivre. Mais je crois qu’on pense à tort, et qu’ils ont besoin de nous pour leur rappeler, qu’importe leur âge, qu’ils doivent profiter, et qu’ils en ont le droit ; le droit de faire de nouvelles rencontres, le droit de ne pas avoir peur de s’ouvrir aux autres, et surtout lorsque leurs enfants sont assez grands pour s’occuper d’eux-mêmes.

Et c’est d’ailleurs ma façon à moi, que d’offrir quand je le peux, des week-ends à mes parents, afin de leur montrer, d’une part que je les aime, et que je suis reconnaissante de tout ce qu’ils ont fait pour moi, et d’autre part, pour leur montrer qu’il n’y a pas d’âge pour découvrir le monde. C’est un moyen de leur donner un petit moment de répit, dans un autre pays, un moment d’égarement pour un week-end.

Même si j’avoue que certains voyages ne sont pas de tout repos, surtout avec moi haha !

J’ai longtemps eu envie de me mettre à la broderie, mais le cours de Lucas, m’a donné envie de m’y mettre réellement.

Lucas, c’est un peu un gros nounours. Il est adulé par les femmes d’âge mûr qui suivent ses cours de broderie, il a une copine avec laquelle il sort, simplement car il n’a pas su dire non, mais qui ne le mérite pas du tout. Il est toujours serviable et veut faire au mieux pour tout le monde et tout le temps, quitte à ne pas se reposer, et à ne pas prendre de temps pour lui. Grâce à Violette, Lucas va, peu à peu, se découvrir du caractère, va commencer à se rendre compte qu’il a le droit d’être avec une personne qui l’aime réellement, qu’il a le droit de dire non et de dire ce qu’il pense lorsque c’est nécessaire, mais surtout, qu’il a le droit au bonheur que lui souhaite réellement.

Le moment où ils vont atterrir à l’aéroport de Fiumicino m’a rappelé de bons souvenirs.

Que ce soit la première fois que j’y suis allée avec un ami, la deuxième fois avec mes parents, ou bien la fois où j’y suis allée, en train, depuis Naples. Je me rappellerai toujours cette excitation, à l’idée de fouler dans peu de temps, le sol de la magnifique ville de Rome. C’était un de mes rêves depuis que j’étais adolescente que d’y aller un jour.

C’est une ville que j’aime vraiment beaucoup, et pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur. Il m’a suffi de déambuler dans ses rues quelques instants, pour ne plus vouloir la quitter. Et ça peut paraître cliché, mais je suis tombée en admiration devant la fontaine de Trevi, je n’arrivais plus à la quitter. Je me rappelle encore la foule qui peut s’accumuler autour d’elle, et l’impatience de pouvoir enfin faire un vœux avant d’y jeter ma pièce.

La place du panthéon, que je trouve assez calme et apaisante, mais en même temps, pleine de vie avec ses bars et restaurants qui l’entourent, est très bien décrite dans le livre. J’avais l’impression de me retrouver à nouveau sur cette place, à admirer sa magnifique fontaine tout en y buvant un verre ou en y dînant.

Le passage sur la visite de La Chapelle Sixtine m’a fait penser à la fois où je suis allée visiter le Vatican, et où je ne l’ai pas trouvé. Ça a été la déception… Et les autres fois où je suis allée à Rome, je ne suis pas retournée réellement visiter le Vatican. Étant donné que c’est assez éloigné du centre, et que c’est une ville dans une ville, il faut y consacrer au moins deux jours pour pouvoir l’explorer un maximum.

J’ai également beaucoup aimé ce passage, car c’est le moment exact, où Lucas et Violette commencent à se rapprocher, et où Violette dévoile son côté tendre et marrant.

J’ai vraiment apprécié la diversité des personnages, que ce soit en terme d’âge ou de personnalité, et le fait que l’autrice montre que ce n’est pas parce qu’on a plus de 60 ans, qu’on est des vieux, bons à rien, qui ne savent plus rien faire, ni s’amuser, et dont on doit s’occuper comme des enfants, qu’on ne peut pas profiter pleinement de la vie. Car, malheureusement, beaucoup de jeunes pensent comme ça, mais quand je pense à mes mamies, et même si l’une d’elle ne va plus aussi bien qu’avant, et bien j’ai le souvenir que lorsque j’étais enfant, je disais vouloir être comme elle lorsque je serai vieille 😉 Et je le pense encore. Elles étaient, et pour une de mes mamies l’est encore, dynamiques, belles, coquettes et pleines de panache.

Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir été déjà plusieurs fois à Rome, même si, une seule visite de cette ville m’a suffi pour me rappeler de chaque lieu, mais les scènes et les lieux étaient si bien détaillés dans ce livre, que j’avais l’impression d’y être.

La simple évocation du mot Colisée m’a fait sourire, étant donné les péripéties que j’ai eu pour la visiter.

La première fois que je suis allée à Rome et, qu’avec mon ami, on a voulu le visiter, on est arrivé devant vers 14h30, mais on n’avait rien mangé depuis environ 8h du matin donc on voulu prendre un sandwich à grignoter. Seulement, on ne voyait rien autour du Colisée pour en acheter un. On s’est donc un peu éloigné et on a trouvé une boulangerie où on s’est installé pour manger en vitesse. Et en revenant devant ce fameux Colisée, et bien il était fermé ! Et oui, il ferme les portes à 16h. J’étais dépitée, surtout qu’en y retournant j’ai aperçu un petit stand de sandwichs et de boissons, et en plus, à ce moment-là, mon ami me dit qu’il l’avait vu avant qu’on ne s’éloigne… Comment vous dire que j’étais ravie. Et en même temps, déclic, je me suis rappelé du film « Jumper », avec le sublime Hayden Christensen ; film que je ne peux que vous conseiller. Bref, je m’égare ! Dans ce film, l’acteur principal se découvre un pouvoir, lorsqu’il est jeune, de pouvoir jumper dans d’autres endroits, d’autres pays, juste en y pensant. Un jour, il emmène sa petite amie à Rome, et lorsqu’ils arrivent devant le Colisée, celui-ci venait tout juste de fermer, à 16h. Bon, lui il jump à l’intérieur et finit par ouvrir la porte pour qu’ils aillent le visiter. Moi, je n’avais pas cette capacité haha ! Mais, à ce moment-là, je me suis rappelais de ce film, et je me souvenais m’être fait la réflexion que ça fermer super tôt. Je m’en suis voulu de ne pas m’en être rappelé.

Bon, j’arrête de vous raconter ma vie, et je repasse au livre.

Violette fait un speech hilarant au groupe sur le programme pour la journée de visite au Colisée. Je me dis que j’aimerais avoir autant de répartie qu’elle. J’imaginais très bien la tête du groupe « d’anciens » entrain de se faire sermonner par une jeunette de 26 ans. Mais ses dires étaient tellement véridiques, qu’ils n’auraient rien pu dire pour se défendre. Mais les répliques cinglantes de Violette sont vraiment hilarantes. Je vous laisse avec plaisir aller les découvrir si vous n’avez pas encore lu le livre.

Il y a un personnage assez intéressant dans ce groupe, et c’est René. Un monsieur à la retraite, qui ne pense qu’à faire le rigolo, à raconter des blagues pas très orthodoxes et qui embêtent un peu tout le monde avec sa personnalité particulière.

Lors de leur visite au Colisée, il se blesse et est transféré à l’hôpital. C’est là qu’est révélé le fait qu’il a un frère jumeau, et qu’on découvre la personne qu’il est réellement, et la complicité touchante qu’il a avec son frère. On comprend un peu mieux grâce à ce passage pourquoi il est comme il est lors des voyages avec le groupe.

J’ai eu l’impression que le fait d’être le bout entrain, le mec un peu lourd, aux blagues de mauvais goût, et qui a une trop grande bouche, montre que sans son frère jumeau, il ne sait pas comment se comporter en société avec les autres, il ne sait pas qui il est et se cache derrière tout ça. C’est un homme qui aime faire le mariole, mais que seul son frère peut contenir, avec une personnalité touchante.

À un moment donné, Madeleine, dans une de ses lettres, parle du jeu qu’elle faisait lorsqu’elle était enfant pendant les trajets en voiture, où elle s’amusait à compter les 2CV sur la route, et ça m’a rappelé mon enfance, car ma sœur et moi, on s’amusait à compter les Twingo lors de nos voyages en voiture, et celle qui en trouvait le plus gagnait 🙂

Conclusion

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est le fait que l’autrice ne fait pas simplement allusion à certaines rues, ou certains monuments de Rome connus, mais elle décrit les moments d’histoire. Ce qui nous permet, soit de redécouvrir certaines choses de l’histoire italienne qu’on connaissait déjà, soit d’en apprendre plus sur cette sublime ville et son histoire.

J’ai été, cependant, un peu déçue de la fin. Je la trouve un peu trop abrégée à mon goût. J’aurais aimé que l’autrice nous parle de la soirée diaporama du voyage dont les personnages parlent à la fin du livre. Un tout petit moment pour leur retrouvaille aurait suffi, afin de retrouver, le temps d’un instant, toutes les personnalités qui ont fait de ce livre un super moment à passer.

J’aurai également apprécié avoir un petit update sur la visite du fils de Madeleine et de sa compagne, mais aussi sur l’histoire de Lucas et Violette. Sans pour autant en faire plusieurs chapitres, mais un petit chapitre de quelques pages, à la fin, pour justement, ne pas rester sur ma fin 😉

Mais je ne peux que vous conseiller cet ouvrage. C’est un super bon moment à passer, et pour preuve, une nuit, je n’ai pas pu me décider à lâcher mon livre avant d’arriver quelques pages avant la fin, que j’ai finalement gardé pour le lendemain haha. C’est vraiment une jolie histoire, qui fait du bien à lire.

Et voilà mes petits capricieux. J’espère que cet article vous aura plu. Comme vous pouvez le constater, j’ai encore réussi à faire très court et condensé haha 🙂

En attendant un nouvel article, prenez grand soin de vous mes petits capricieux.

2 réflexions sur « Un air de Dolce Vita, de Joëlle Loeuille »

  1. Merci pour ce retour sur mon roman. Il me touche énormément. L’Italie est mon pays de coeur et Rome une de mes destinations préférées au monde. Encore merci d’avoir embarqué avec mes personnages pour une parenthèse ensoleillée !

    Aimé par 1 personne

  2. Oh je suis ravie que l’article vous plaise ! Je l’ai vraiment adoré ! J’avais l’impression d’y être, et comme vous, l’Italie me tient beaucoup à cœur, et Rome est vraiment ma ville de cœur ! Je suis tombée immédiatement amoureuse de cette ville ☺️
    Encore merci pour ce petit moment d’égarement, qui m’a fait du bien 🥰

    J'aime

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