Jizo de Mato Mr Tan

Synopsis

« Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part.

Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ?

Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami. Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit… »

Hello mes petits capricieux ! J’espère que vous allez bien ?

Aujourd’hui, je vous reviens avec un petit article sur un genre de livre dont je ne vous avais jamais parlé. Et pourtant j’en lis depuis que je suis ado, mais je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais fait de chroniques dessus.

Alors voilà, oui, rapprochez-vous et écoutez-moi bien, je vais vous parler d’un univers, d’une culture, d’un monde un peu différent du nôtre. Vous y trouverez de jolis cerisiers en fleurs, de bons repas bien chaud à base de soja, de ramen, de poissons et j’en passe, du respect, des futons, des dessins animés un peu différents de ceux qu’on connait.

Je pense que vous l’aurez compris, mais aujourd’hui, on rentre dans l’univers du magnifique pays du soleil levant ; le Japon.

D’ailleurs, savez-vous d’où vient cette expression du « pays du soleil levant » ? Et bien, je vais vous l’expliquer, enfin en tout cas de ce que l’on m’a raconté.

Faisons un bon d’environ 1500 ans en arrière (en 608 si l’on veut être précis)… Il y a bien longtemps, le prince Shôtoku, aurait adressé à son homologue chinois, Yang de Sui, une missive indiquant le message suivant :

L’empereur du pays où le soleil se lève, envoie à l’empereur du pays où le soleil se couche.

Prince Shôtoku (574 – 622)

Ce sera d’ailleurs lors de ce message que, pour la première fois, le terme Nihon, ou Nippon, sera mentionné. Terme utilisé depuis plus de 1400 ans par les japonais afin de désigner leur archipel.

Au Japon, le soleil est un symbole positif vraiment très fort, et on peut d’ailleurs le remarquer tout simplement sur leur drapeau, avec le cercle rouge qui représente le soleil levant.

La minute histoire est terminée mes petits capricieux, vous pouvez vous réveiller 😉

Je vais donc vous parler de quelque chose qui est très répandue au Japon, mais qui, depuis plusieurs années déjà, s’est répandue en France et dans le monde entier même. Je vous parle bien évidemment des manga.

Je suis, depuis longtemps déjà, passionnée par le Japon (et la Corée également, mais là n’est pas le sujet). La culture Nippone, leurs moeurs, leur culture culinaire ; tout m’intéresse dans ce pays ; on peut donc m’appeler une otaku 😉 Et donc, bien évidemment, j’adore lire des manga pendant des heures. Ça se lit tellement facilement ; la lecture est fluide et facile, les dessins sont magnifiques.

Je trouve que c’est un sacré travail que d’être mangaka, car en plus d’avoir l’idée de l’histoire, donc, en plus de la narration, il faut également tout visualiser en dessin, afin que le lecteur ne s’y perdent pas dans l’histoire et se représente bien les personnages et le contexte. Je les admire vraiment.

Passons à l’histoire du manga que j’ai lu récemment. Au contraire de beaucoup de manga, celui-ci n’a qu’un seul volume. Il n’y aura donc pas de suite, mais au vu de la fin, je ne trouve pas que cela soit utile.

Mon synopsis à moi

On y trouve un petit garçon, se prénommant Aki, qui pleure sur un banc, car il ne se souvient pas comment il a fait pour se retrouver dans ce parc. Il ne se souvient de rien, les enfants qui jouent devant lui ne lui prêtent pas d’attention, même lorsqu’il leur demande de l’aide. Aki est perdu et ne sait plus comment retrouver le chemin jusqu’à chez lui.

Jusqu’à ce qu’un petit garçon, du nom de Jizo, vienne le voir et le réconforte. Il lui explique qu’il va l’aider à retourner chez lui mais que d’abord ils doivent se mettre à l’abris pour la nuit.

Ce petit garçon a une allure un peu débraillée, et, même si Aki est content qu’enfin, quelqu’un lui prête attention, et veuille bien l’aider, il n’a pas confiance. Il trouve Jizo étrange malgré le fait que celui-ci veuille lui tendre la main.

Aki décide donc de s’enfuir, mais Jizo est là pour l’aider et il ne va pas le lâcher jusqu’à ce qu’il retrouve enfin son chemin vers la lumière et ne se fasse pas dévorer par l’effrayante sorcière qui se repait des enfants qui se perdent dans le noir.

Mes impressions

C’est une histoire qui m’a émue, qui m’a fait sourire et fait réfléchir.

Au fur et à mesure du récit, on commence à entrevoir ce qu’il s’est vraiment passé pour ce jeune garçon, Aki.

C’est une belle histoire de confiance en l’autre, d’entraide, d’amour entre une mère et son fils. C’est également un message d’espoir et de croyance… De croire en quelque chose de bien après la mort. De croire que si l’on aime assez fort quelqu’un et que, si on le perd, notre amour lui donnera assez de force pour aller vers la lumière.

Ça nous montre également qu’on a été élevé pour se méfier, dans la peur de l’autre, alors que certaines personnes sont simplement bienveillantes et veulent juste aider.

J’ai vraiment trouvé cette histoire touchante, un peu triste de part le contexte, mais en même temps, magique et paisible.

Quelques extraits

Tu as déjà vu un ciel avec autant d’étoiles ?

Aki

Ce sont… des pensées… des promesses… et des larmes aussi… elles s’accrochent dans le ciel… et brillent pour qu’on ne les oublie pas…

Jizo

Tu vois toutes ces étoiles dans le ciel ?

Tu dois apprendre à les écouter.

Regardes-les toutes… et cherche celle qui brille le plus dans le ciel. Elles est apparue spécialement pour toi. Pour t’aider à trouver ton chemin. Pour te guider. Pour te réchauffer la nuit. Pour éclairer les moments de ténèbres.

Jizo

Mais ça n’a pas de sens, ce que tu dis… qui pourrait allumer une étoile ?

Aki

Quelqu’un qui t’aime… et qui voudrais que tu ne sois jamais seul. Quelqu’un qui prie chaque soir… pour qu’une lumière brille pour toi et te protège.

C’est comme ça que naissent les étoiles.

Jizo

On doit empêcher les gens qu’on aime de se perdre, tu ne crois pas ? Garder une lumière allumée pour eux, pour qu’ils retrouvent toujours leur chemin. Et s’il n’y a pas de lumière, alors on doit en devenir une.

Jizo

L’amour te rappelle constamment que tu n’es pas seul dans le noir, et que la douleur, quand on la porte à plusieurs, ou quand les souvenirs l’accueillent, ne pèse plus rien.

Jizo

Quand la douleur recule, c’est comme une vague qui se retire. Alors tout peut renaître et se reconstruire. Tout cela grâce à la force de l’amour.

Qu’est-ce-qu’un Jizo ?

Jizo c’est l’ami des enfants.

Les Jizo sont représentés sous forme de statuette en pierre et on les retrouve couramment dans les temples, les sanctuaires et au bord des routes.

Ce sont des représentation de Bouddha, et elles sont appelées, plus communément, au Japon, Jizô Bosatsu.

Dans le bouddhisme, le terme « Bouddha », désigne tout être qui a réalisé l’éveil et atteint le nirvâna (soit, la paix intérieure).Un boddhisatva a également atteint l’éveil, mais retarde son entrée dans le nirvana par compassion pour l’être humain et choisit alors de veiller sur l’humain, qu’il a choisi d’aider, et cela, jusqu’à ce que toutes les âmes soient sauvées.

Le Jizo, au Japon, est donc là pour veiller sur les enfants, mais également sur les voyageurs, ce qui explique leur présence en bord de route.

Le Jizo a un visage poupin et est habillé avec des vêtements d’enfant. Il protège généralement les enfants mort-nés, ou morts en bas-âge, ou bien à un très jeune âge. Ses enfants étant décédés avant d’avoir pu réaliser suffisamment de bonnes actions afin de pouvoir traverser le fleuve Sanzu et donc atteindre le paradis.

Ces jeunes enfants sont condamnés à rester dans les limbes et à empiler des pierres pour le chagrin qu’ils ont causé à leurs parents avec leur décès. C’est en quelque sorte une pénitence dans le bouddhisme. Ces petites tours de pierre sont d’ailleurs souvent près des statuts des Jizo.

Jizo est alors là pour veiller sur ces jeunes âmes perdues dans le noir, dans les limbes, et les protège des démons en les cachant et les guide afin qu’elles trouvent la lumière.

Exemple de statuettes Jizo présente au Japon

Voilà mes petits capricieux. J’espère que cette jolie histoire vous aura plue, et que vous en aurez appris un peu plus sur les traditions japonaises.

On se retrouve pour un nouvel article, et en attendant, prenez soin de vous mes petits capricieux.

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